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Ile Maurice: Focus sur le chou-palmiste, l’éco-responsabilité dans sa splendeur!

Débarqués au Grand Port en 1598, les Hollandais furent séduits par la nature luxuriante de cette parcelle de terre qu’ils nommèrent ‘Mauritius’.  Des silhouettes de palmiers, se dressaient sur les versants des montagnes à perte de vue. Parmi, les chou-palmiste qui allaient devenir au fil des siècles un Delicatessen de la cuisine mauricienne et un produit éco-responsable très utilitaire.

Les esclaves-marrons déjà en avaient fait leur principal aliment, n’ayant toutefois que très peu d’instruments pour les abattre et craignant que sa chute n’attire leurs pourchasseurs. Ces palmiers aussi appelés palmiers-ouragan ou palmiers-cyclone car ils sont résistants aux vents peuvent atteindre une hauteur de presque 30 mètres.

Les chou-palmiste sont plantés de nos jours sous culture sur les terres des anciennes propriétés sucrières où les plantations sont systématiques sur rotation de six à sept ans de façon qu’il y en ait toujours. Chaque chou-palmiste n’en donne qu’un dans sa vie, car il doit être abattu pour atteindre le cœur qui est comestible. Il faut se munir d’une hache et enlever les ‘empondres’, qui est la base du pétiole. Une autre possibilité est de mettre toute la cime sur du charbon chaud, le chou-palmiste est alors cuit à petit feu, gardant toute sa saveur. Le chou-palmiste peut donc être mangé cru, cuit au gros sel, en salade, en sauce blanche, au beurre et son goût est fort appréciable.

Dans le roman de Paul et Virginie, Bernardin de Saint Pierre n’hésite pas à en faire mention: les deux enfants perdus en forêt en auraient trouvé et ils le décrivent comme savoureux!

L’utilité du chou-palmiste est multiple. De ses feuilles, l’on formait jadis les toits des campements de chasse. Le bois fendu en deux et creusé servait comme canaux pour transporter l’eau. L’on pouvait encore construire des abris très solides à partir du tronc. L’empondre qui a la forme d’un grand récipient servait à contenir de l’eau à l’époque où les habitants parcouraient de grandes distances à pied ou à cheval.  Placés les uns à côté des autres du côté de la plage, l’eau de mer laissée et réchauffée par le soleil laissait la place à des cristaux de sel.

De nos jours, nous réalisons plus que jamais l’utilité du chou-palmiste, car non seulement nous pouvons fabriquer des assiettes, des bols et d’autres récipients à partir de son empondre, mais il s’avère moins coûteux que ceux fabriqués de façon industrielle. Les produits finis sont biodégradables, 100 % compostables, résistants et imperméables, donc une alternative naturelle. Ils peuvent être lavés et séchés et vont même dans le micro-onde.

Cette idée de génie a été exploitée par un artisan à Bel Ombre, dans le sud de l’île Maurice qui fait aussi appel à la gaine du Palmier Royal, qui lui fit introduit de Cuba. Pour ce faire le procédé est tout simple, il faut juste un lavage à grande eau, puis les palmes soient séchées naturellement au soleil afin qu’elles soient débarrassées de toute humidité, ensuite elles sont placées dans une machine de compression pour donner sa forme, et manuellement les rebords sont coupés.

A l’île Maurice où nous sommes gâtés par des conditions météorologiques tempérées tout au long de l’année, ce ne sont pas les idées qui manquent pour être ou devenir plus éco-responsables. La nature fait bien les choses. Apprécions-la à sa juste valeur!

Lza M Natur

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